1 Mon souffle se perd,
2 Je suis environné de moqueurs,
3 Sois auprès de toi-même ma caution;
4 Car tu as fermé leur cœur à l’intelligence;
5 On invite ses amis au partage du butin,
6 Il m’a rendu la fable des peuples,
7 Mon œil est obscurci par la douleur;
8 Les hommes droits en sont stupéfaits,
9 Le juste néanmoins demeure ferme dans sa voie,
10 Mais vous tous, revenez à vos mêmes discours,
11 Quoi! Mes jours sont passés, mes projets sont anéantis,
12 Et ils prétendent que la nuit c’est le jour,
13 C’est le séjour des morts que j’attends pour demeure,
14 Je crie à la fosse: Tu es mon père!
15 Mon espérance, où donc est-elle?
16 Elle descendra vers les portes du séjour des morts,