Parallel
Sirach (Ecclesiasticus) 38
Bible Crampon 1904 · Berean Standard Bible
Rends au médecin pour tes besoins les honneurs qui lui sont dus ; car, lui aussi, c'est le Seigneur qui l'a créé.
—
C'est du Très-Haut, en effet, que vient la guérison, et du roi lui-même il reçoit des présents.
—
Le pharmacien en fait des mixtions, et son œuvre est à peine achevée que par lui le bien-être se répand sur la face de la terre.
—
Mon fils, si tu es malade, ne néglige pas mon conseil, mais prie le Seigneur, et il te guérira.
—
Offre l'encens et l'oblation de farine, et immole de grasses victimes, comme si c'en était fait de toi.
—
Puis donne accès au médecin, car, lui aussi, le Seigneur l'a créé, et qu'il ne s'éloigne pas de toi, car tu as besoin de lui.
—
car eux aussi prieront le Seigneur, afin qu'il leur accorde de procurer le repos et la guérison, pour prolonger la vie du malade.
—
Mon fils, répands des pleurs sur un mort, et, comme si tu souffrais cruellement, commence la lamentation. Puis donne à son corps les soins qui lui sont dus, et ne néglige pas sa sépulture.
—
Verse des larmes amères, exhale des soupirs brûlants, et fais le deuil, selon qu'il en est digne, un jour ou deux, pour éviter les mauvais propos. Ensuite console-toi, pour éloigner la tristesse ;
—
Quand on emmène un mort, le chagrin doit passer avec lui, comme la vie du pauvre est contre son cœur.
—
Ne l'oublie pas : il n'y a point de retour ; tu ne seras pas utile au mort, et tu feras du mal à toi-même.
—
Souviens-toi qu'à l'arrêt porté sur lui, le tien sera pareil : « Pour moi hier, pour toi aujourd'hui. »
—
Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire, et console-toi à son sujet, au départ de son esprit.
—
La sagesse du scribe s'acquiert à la faveur du loisir, et celui qui n'a pas à s'occuper d'affaires deviendra sage.
—
Comment deviendrait-il sage celui qui gouverne la charrue, dont l'ambition est de manier, en guise de lance, l'aiguillon ; qui pousse ses bœufs et se mêle à leurs travaux, et ne sait discourir que des petits des taureaux ?
—
Il met tout son cœur à tracer des sillons, un soin vigilant à procurer le fourrage à ses génisses.
—
Il en est de même de tout charpentier et constructeur, qui poursuivent leurs occupations la nuit comme le jour ; de celui qui grave les empreintes des cachets : son application est de varier les figures ; il met son cœur à reproduire le dessin, un soin vigilant à parfaire son ouvrage.
—
Tel est le forgeron assis près de son enclume, et considérant le fer encore brut ; la vapeur du feu fait fondre ses chairs, et il tient bon contre la chaleur de la fournaise ; le bruit du marteau assourdit son oreille, et son œil est fixé sur le modèle de l'ustensile. Il met son cœur à parfaire son œuvre, un soin vigilant à la polir dans la perfection.
—
Tel encore le potier assis à son ouvrage, et tournant la roue avec ses pieds : constamment il est en souci de son travail, et tous ses efforts tendent à fournir un certain nombre de vases.
—
Avec son bras il façonne l'argile, et devant ses pieds il la rend flexible ; il met son cœur à parfaire le vernis, un soin vigilant à nettoyer son four.
—
Ces sortes de gens attendent tout de leurs mains, et chacun d'eux est intelligent dans son métier.
—
Mais ils ne seront pas recherchés dans le conseil du peuple, et ils ne se distingueront pas dans l'assemblée ; ils n'auront pas la science de l'alliance du droit ; ils ne prendront point place sur le siège du juge ; ils n'interpréteront pas la justice et le droit, et on ne les trouvera pas pour énoncer des sentences.
—
Cependant ils soutiennent les choses du temps, et leur prière se rapporte aux travaux de leur métier.
—