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Parallel

Daniel 13

Bible Crampon 1904 · Berean Standard Bible

Il y avait un homme qui demeurait à Babylone, et son nom était Joakim.
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Il prit une femme nommée Susanne, fille d'Helcias, d'une grande beauté et craignant Dieu ;
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car ses parents, qui étaient justes, avaient instruit leur fille selon la loi de Moïse.
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Or Joakim était fort riche, et il avait un jardin près de sa maison, et les Juifs affluaient chez lui, parce qu'il était le plus honorable de tous.
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On avait établi juges cette année-là deux anciens d'entre le peuple, dont le Maître a dit : " L'iniquité est sortie de Babylone par des vieillards qui étaient juges, qui paraissaient régir le peuple. "
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Ils fréquentaient la maison de Joakim, et tous ceux qui avaient des différends se rendaient auprès d'eux.
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Vers le milieu du jour, lorsque le peuple s'était retiré, Susanne entrait dans le jardin de son mari et s'y promenait.
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Les deux vieillards la voyaient chaque jour y entrer et s'y promener, et ils conçurent pour elle une ardente passion.
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Ils pervertirent leur sens et détournèrent leurs yeux pour ne pas voir le ciel et ne pas se souvenir des justes jugements de Dieu.
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Ils étaient donc blessés d'amour pour elle, mais ils ne se communiquaient pas mutuellement leur souffrance,
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car ils avaient honte de révéler l'un à l'autre la passion qui leur faisait désirer d'être avec elle.
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Ils l'observaient chaque jour avec soin pour la voir, et ils se dirent l'un à l'autre :
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" Allons chez nous, c'est l'heure du dîner. " Et ils sortirent et se séparèrent.
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Mais étant revenus sur leurs pas, ils se rencontrèrent, et s'étant demandé le motif de leur retour, ils s'avouèrent leur passion ; puis ils convinrent entre eux du moment où ils pourraient la trouver seule.
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Comme ils épiaient un jour convenable, il arriva que Suzanne entra dans le jardin, comme elle l'avait fait la veille et l'avant-veille, sans autre compagnie que deux jeunes filles ; elle voulut se baigner dans le jardin, car il faisait chaud.
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Il n'y avait là personne, sinon les deux vieillards, qui s'étaient cachés et qui l'épiaient.
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Elle dit aux jeunes filles : " Apportez-moi de l'huile parfumée et des onguents, et fermez les portes du jardin, afin que je me baigne. "
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Elles firent ce que Suzanne avait commandé et, ayant fermé la porte du jardin, elles sortirent par une porte de derrière, pour apporter ce qui leur avait été demandé ; elles ne savaient pas que les vieillards étaient cachés dans le jardin.
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Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux vieillards se levèrent, coururent à Susanne et lui dirent :
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" Vois, les portes du jardin sont fermées, personne ne nous aperçoit, et nous brûlons d'amour pour toi ; consens donc à notre désir et sois à nous.
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Si non, nous nous porterons témoins contre toi, et nous dirons qu'un jeune homme était avec toi, et que c'est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. "
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Susanne soupira et dit : " De tous côtés l'angoisse m'environne. Si je fais cela, c'est la mort pour moi, et si je ne le fais pas, je n'échapperai pas de vos mains.
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Mais il vaut mieux pour moi tomber entre vos mains sans avoir fait le mal que de pécher en présence du Seigneur. "
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Alors Susanne jeta un grand cri, et les deux vieillards crièrent aussi contre elle.
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Et l'on d'eux courut ouvrir les portes du jardin.
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Quand les serviteurs de la maison entendirent les cris poussés dans le jardin, ils se précipitèrent par la porte de derrière pour voir ce qu'il y avait.
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Lorsque les vieillards se furent expliqués, les serviteurs eurent grande honte, parce qu'on n'avait jamais dit chose semblable de Susanne.
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Le lendemain, le peuple s'étant rassemblé chez Joakim, mari de Susanne, les deux vieillards y vinrent aussi, tout remplis de pensées méchantes contre elle, afin de la faire périr.
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Ils dirent devant le peuple : " Envoyez chercher Suzanne, fille d'Helcias, femme de Joakim. " Et on envoya aussitôt.
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Elle vint avec ses parents, ses fils et tous ses proches.
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Or Suzanne, avait les traits délicats et une grande beauté.
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Comme elle était voilée, les juges méchants commandèrent qu'on lui ôtât son voile, pour se rassasier de sa beauté.
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Mais tous les siens et tous ceux qui la connaissaient versaient des larmes.
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Les deux vieillards, se levant au milieu du peuple, mirent leurs mains sur sa tête.
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Elle, en pleurant, regarda vers le ciel, car son cœur avait confiance dans le Seigneur.
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Les vieillards dirent : " Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, elle est entrée avec deux jeunes filles et, après avoir fait fermer les portes du jardin, elle a renvoyé les jeunes filles.
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Et un jeune homme qui était caché est venu à elle et a fait le mal avec elle.
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Nous étions dans un coin du jardin ; en voyant le crime, nous avons couru à eux, et nous les avons vus dans cette infamie.
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Nous n'avons pu prendre le jeune homme, parce qu'il était plus fort que nous, et qu'ayant ouvert la porte, il s'est échappé.
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Mais elle, après l'avoir prise, nous lui avons demandé quel était ce jeune homme, et elle n'a pas voulu nous le dire. Voilà ce que nous attestons. "
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La foule les crut, parce que c'étaient des vieillards et des juges du peuple, et ils la condamnèrent à mort.
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Alors Susanne s'écria à haute voix et dit : " Dieu éternel, qui connaissez ce qui est caché et qui savez toutes choses avant qu'elles n'arrivent,
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vous savez qu'ils ont rendu un faux témoignage contre moi ; et voici que je meurs, sans avoir rien fait de ce qu'ils ont méchamment inventé contre moi. "
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Le Seigneur entendit sa voix.
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Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l'esprit saint d'un jeune enfant nommé Daniel.
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Il cria à haute voix : " Pour moi, je suis pur du sang de cette femme ! "
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Tout le peuple se tourna vers lui et lui dit : " Que signifie cette parole que tu dis-là ? "
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Daniel, se tenant au milieu d'eux, dit : " Etes-vous donc insensés à ce point, enfants d'Israël, de faire mourir une fille d'Israël sans examen, sans chercher à connaître la vérité ?
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Retournez au tribunal, car ils ont rendu un faux témoignage contre elle. "
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Alors le peuple retourna en hâte, et les anciens dirent à Daniel : " Viens, prends place au milieu de nous, et expose-nous ton avis, car Dieu t'a donné l'honneur de la vieillesse. "
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Daniel dit au peuple : " Séparez-les loin l'un de l'autre, et je les jugerai. "
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Quand ils furent séparés l'un de l'autre, Daniel en appela un et lui dit : " Homme vieilli dans le crime, les péchés que tu as commis autrefois sont maintenant venus sur toi,
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toi qui rendais des jugements injustes, qui condamnais les innocents et relâchais les coupables, quand le Seigneur a dit : Tu ne feras pas mourir l'innocent et le juste.
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Eh bien, si tu l'as vue, dis sous quel arbre tu les as vus s'entretenant ensemble. " Il répondit : " Sous un lentisque. "
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Daniel dit : " Justement tu dis un mensonge pour ta perte ; car l'ange de Dieu qui a déjà reçu l'arrêt divin va te fendre par le milieu. "
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Après l'avoir renvoyé, il ordonna d'amener l'autre, et il lui dit : " Race de Chanaan, et non de Juda, la beauté d'une femme t'a séduit et la passion a perverti ton cœur.
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C'est ainsi que vous en agissiez avec les filles d'Israël, et elles, ayant peur de vous, vous parlaient ; mais une fille de Juda n'a pu souffrir votre iniquité.
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Dis-moi donc maintenant sous quel arbre tu les as surpris s'entretenant ensemble. " Il dit : " Sous un chêne. "
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Daniel lui dit : " Justement tu as dit, toi aussi, un mensonge pour ta perte ; car l'ange du Seigneur attend, le glaive en main, le moment de te couper par le milieu, afin de vous faire mourir. "
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Alors toute l'assemblée jeta un grand cri, et ils bénirent Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
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Puis ils s'élevèrent contre les deux vieillards, que Daniel avait convaincus par leur propre bouche d'avoir rendu un faux témoignage, et ils leur firent le mal qu'eux-mêmes avaient voulu faire à leur prochain ;
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afin d'accomplir la loi de Moïse, et ils les firent donc mourir, et le sang innocent fut sauvé en ce jour-là.
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Helcias et sa femme louèrent Dieu au sujet de leur fille Susanne, avec Joakim, son mari, et tous ses parents, parce qu'il ne s'était trouvé en elle rien de déshonnête.
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Et Daniel devint grand devant le peuple, à partir de ce jour et dans la suite des temps. BEL ET LE DRAGON. Le roi Astyage ayant été réuni à ses pères, Cyrus le Perse reçut le royaume.
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